Ciné-débat le 30 mai 2018 à 20h30 Le Club Barbezieux, Les Bonnimenteurs, Attac 16 Barbezieux

Projection du film  GIRAFADA

de Rani Massalah

Débat sur le film et la situation actuelle en Palestine

animé par Xavier Favre, de Charente-Palestine.

Soirée organisée par Les Bonnimenteurs, Attac 16 Barbezieux

en partenariat avec Charente-Palestine-Solidarité.

Dans le seul zoo se trouvant en Palestine, Yacine, vétérinaire, et Ziad, son fils de 10 ans, se consacrent entièrement aux animaux. Le garçon est très proche d’un couple de girafes. Mais un jour, alors que l’intifada reprend, un raid aérien israélien provoque la panique chez le mâle qui se blesse mortellement. Restée seule, la femelle se laisse mourir de faim en refusant de se nourrir. Ziad est désespéré, d’autant plus que l’animal attend un petit. Yacine décide alors de faire appel à ses amis pour trouver un nouveau compagnon à la girafe. Mais le seul mâle disponible se trouve dans un zoo de Tel-Aviv…

Massacre

Le massacre du 14 mai 2018 a suscité une vague de réprobation quasiment unanime dans le monde. Sur FranceInfo, Francis Perrin, vice-président d’Amnesty International France, a dénoncé « une nouvelle fois un usage excessif de la force de la part de l’armée israélienne à qui l’on donne des ordres illégaux consistant à tirer sur des manifestants non-armés ». « Lorsque des personnes sont à plusieurs centaines de mètres d’une frontière, ce n’est pas une menace imminente. Lorsque des personnes agitent des drapeaux palestiniens et qu’on leur tire dessus, ce n’est pas une menace imminente! » Israël viole ainsi des normes internationales les plus élémentaires, a affirmé Francis Perrin, n’hésitant pas à parler de « crimes de guerre au regard des conventions de Genève.

Colonies

« C’est un nouveau plan d’envergure qui a été validé hier par le gouvernement israélien. L’état hébreu a ainsi approuvé la construction de 1122 logements répartis dans une vingtaine de colonies de Cisjordanie.

Seulement 352 unités d’habitation pourront sortir de terre dans les semaines ou les mois à venir, car plus de 700 ont besoin d’un deuxième feu vert, mais Israël poursuit inlassablement son expansion coloniale dans les Territoires Palestiniens. Une expansion dopée par l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche, la nouvelle administration américaine se montre en effet très discrète sur le sujet. Ainsi l’année dernière plus de 6700 logements ont été validés.

Une première depuis 2013 selon l’ONG La Paix Maintenant… On estime que plus de 600 000 Israéliens vivent dans des colonies, illégales au regard du droit international en Cisjordanie et à Jérusalem-Est ».

(RFI-Janvier 2018)

Portrait du colonisateur (courts extraits)

« S’accepter comme colonisateur, ce serait essentiellement, s’accepter comme privilégié non légitime, c’est-à-dire comme usurpateur. L’usurpateur, certes, revendique sa place et, au besoin, la défendra par tous les moyens. Mais il revendique une place usurpée. D’où son acharnement, étonnant chez un vainqueur, sur d’apparentes futilités : il s’efforce de falsifier l’histoire, il fait récrire les textes, il éteindrait des mémoires. »

N’importe quoi, pour arriver à transformer son usurpation en légitimité.

Comment? Comment l’usurpation peut-elle essayer de passer pour légitimité?

Deux démarches semblent possibles : démontrer les mérites éminents de l’usurpateur, si éminents qu’ils appellent une telle récompense ; ou insister sur les démérites de l’usurpé, si profonds qu’ils ne peuvent que susciter une telle disgrâce. Et ces deux efforts sont en fait inséparables. Son inquiétude, sa soif de justification exigent de l’usurpateur, à la fois, qu’il se porte lui-même aux nues, et qu’il enfonce l’usurpé plus bas que terre. »

L’usurpation l’entraîne irrésistiblement vers cette suprême tentation : la suppression morale et physique de l’usurpé. »

Albert Memmi